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Le Dinjii Zhu Ginjik (langue gwichin) est lune des langues autochtones les plus menacées au Canada. Cest la langue la plus menacée des langues athapascanes (dénées) des TNO. En raison de lempiètement de langlais sur tous les aspects de la vie quotidienne, seulement un petit nombre de nos aînés et quelques personnes vraiment déterminées continuent à faire un usage régulier de langue. Cest très rare dentendre nos enfants parler leur langue. Les statistiques fournies en 1988 par le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest témoignent de la gravité de la situation. Des 2 397 bénéficiaires de lentente gwichin des TNO, seulement 40 personnes (2 %) parlaient leur langue à la maison, et seulement 312 (13 %) ont dit pouvoir parler leur langue.
Les efforts pour consigner et revitaliser la langue constituent une part importante du travail de lISCD, même si nous savons avoir une tâche difficile qui nous attend. Tous les projets de recherche de lISCD ont un volet langue, que ce soit le projet de consignation des noms de lieux gwichin, de lhistoire orale, de lusage traditionnel des plantes, des biographies ou de la reproduction de matériel culturel traditionnel. Les produits de cette recherche, de même que les dictionnaires de langue, les camps dimmersion et le mentorat linguistique sont là des façons dont nous nous servons pour revitaliser la langue gwichin. LISCD est présentement en train de développer un programme détudes de langue seconde, de la maternelle à la douzième année, en partenariat avec le Centre de ressources culturelles inuvialuit et le Conseil scolaire de la division de Beaufort-Delta. Dun point de vue politique, nous avons récemment apporté notre contribution à la révision de la Loi sur les langues officielles des Territoires du Nord-Ouest.
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